Histoire      
           
   
   
           
   
Historique de la jG300
     
           
 

 

Jagdgeschwader 300 « Wilde Sau »

Ses origines

La création de l’escadre des « Wilde Sau » JG300 découle de la proposition du célèbre pilote de bombardier Hans-Joachim « Hajo » Herrmann. Ce dernier proposa en novembre 1942 que des escadrilles de chasseurs monomoteurs soient utilisées pour l’interception des bombardiers britanniques lors des attaques nocturnes sur l’Allemagne. Après avoir affronté de nombreuses réticences de la part de l’Etat-Major de la Luftwaffe, Herrmann joignit l’acte à la parole : dans la nuit du 20 au 21 avril 1943, il décolla avec un Fw 190 A-4 pour intercepter un Mosquito. Suite à sa brillante démonstration, le 22 avril 1943, l’escadrille « Nacht Jagd Versuch Kommando » (NJVK) fut officiellement créée et déclarée opérationnelle la première semaine de mai de la même année. Dans un premier temps, son parc de machines se composait d’une quinzaine de machines de type Messerschmitt Bf 109 G4 et Focke-Wulf 190 A2/A5 basées à Brandenburg-Briest.

La naissance de l’escadre

Sur la base des premières expériences de l’escadrille NJVK, la Luftwaffe donna le feu fert à la création d’une nouvelle escadre de chasse de nuit : l’Escadre «Hajo Herrmann » était née le 22 juin 1943.

Constituée de 110 avions, sa dotation en chasseurs se décomposait comme suit :
• Gruppe Stab FW 190A
• Gruppe I Bf 109 G6 Bonn Hangelar
• Gruppe II FW 190 A6 Rheine
• Gruppe III Bf 109 G6 Oldenburg
Les machines des Gruppen II et III provenait en grande partie d’avions « partagés » avec les Gruppen II et III de la JG 1. Par ailleurs, les nouveaux pilotes de chasse de nuit recevaient une formation complète auprès de la JG110 basée à Altenburg/Thüringen.

« Wilde Sauen »

Dès le 20 août 1943, l’escadre reçu sa numérotation officielle : Jagdgeschwader 300. Avec les escadres 301 et 302, la mission de ces nouvelles unités de chasse consistera exclusivement à la défense du ciel allemand (Reichsverteidigung) , ceci jusqu’à la fin du conflit. Selon certains, le surnom de « Wilde Sau » proviendrait du commentaire d’un officier supérieur de la Luftwaffe qui avait comparé la « finesse » des interceptions de nuit au milieu de la Flak à une charge de sangliers ! D’autres auraient comparé l’esprit combatif et la détermination des pilotes responsable de la défense du Reich à l’agressivité et le courage déployés par la mère sangliers lorsque ses petits sont en danger.

De la nuit au grand jour

Dès novembre 1943, l’escadre dû également intervenir de jour et commença sa formation pour la lutte diurne. Les premières missions opérationnelles se déroulèrent le mois suivant. Afin de disposer d’un taux de disponibilité suffisant, la II./JG 27 prêta quelques Messerschmitt 109 G6. Ce mois de décembre marqua également l’arrivée à la II./JG 300 des premiers FW 190 équipés du radar de poursuite FUG 217 – surnommé « porc-épics » par les pilotes.

Les raids diurnes de l’US Air Force s’intensifièrent et succèdent régulièrement aux sorties nocturnes du Bomber Command de la Royal Air Force. Le 25 mai 1944, Hermann Goering décida que l’escadre opérerait de jour uniquement alors que le stade de préparation des pilotes n’avait pas encore atteint un niveau suffisant.

Les Sturmgruppen

En été 1944, les unités Sturmgruppen furent mises sur pied. Elles étaient constituées de chasseurs Focke-Wulf 190 modifiés et lourdement armés avec pour missions d’attaquer et de désagréger les formations massives de bombardiers de l’US Air Force. D’abord formées de volontaires, les pilotes étaient entrainés pour se rapprocher le plus près possible et engager l’ennemi à très courte distance, de front ou par l’arrière, en formation serrées.

Le Gruppe II./JG300 devint un Strumgruppe et fut doté de Focke-Wulf 190 A8/R2 équipés de deux canons Mk 108 de 30 mm et deux canons MG151/20 de 20 mm. Surnommés « Sturmbocks », ces machines reçurent également des plaques de blindage autour du cockpit ainsi qu’une verrière renforcée, les alourdissant ainsi dramatiquement.

Après avoir enregistré quelques succès, le Gruppe subit de lourdes pertes dues aux chasseurs d’escortes américains. Incapables de se défendre seuls, ces FW 190 modifiés furent par la suite engagé avec une couverture permanente de Bf 109.

La fin

La JG300 participa également à l’opération Market Garden et fit une incursion sur le front de l’Est. Par contre, dut fait de son rôle défensif, elle fut tenue à l’écart de l’opération « Bodenplatte ». Progressivement, avec l’avance des fronts est et ouest, l’escadre se déplaça sur des aérodromes plus au sud de l’Allemagne. Lors d’une visite en janvier 1945, le Général Adolf Galland annonça que, une fois la JG 7 équipée, le Geschwader serait la prochaine unité à recevoir le nouveau chasseur à réaction Messerschmitt Bf 262, ceci dès mars 1945. A cet effet, plusieurs pilotes chevronnés furent transférés à la JG 7 afin de recevoir la formation nécessaire. Malheureusement, non seulement ces pilotes ne revinrent jamais mais les « Hirondelles » ne rejoignirent pas la JG 300. Maigre consolation, alors que le conflit touchait à sa fin, le II. Gruppe reçu quelques exemplaires du dernier modèle des Focke-Wulf 190 – la version D9.

Dans les derniers mois du conflit, le derniers avions de l’escadre durent se concentrer sur des pistes du sud de l’Allemagne ou même de l’Autriche comme Kleinkarolinenfeld, Salzburg-Ainring (Gruppe II.), Holzkichen et Bad Aibling (Gruppe III.). Certains même parvinrent à rejoindre Prag-Gbell. Après avoir passé tant de mois à s’occuper de « leurs » machines, les mécaniciens durent se résigner à mettre le feu aux charges explosives afin de ne pas laisser tomber les avions entre les mains des forces alliées. Finalement, les derniers officiers responsables signèrent les fameux Wehrpass (ordre de démobilisation). La guerre se termina ainsi pour les derniers survivants de la JG 300 et tous commencèrent leur dernière grande aventure : le retour dans leurs foyers.

Tabo – Officier « Traditions »

Ndla : ce texte a pour but uniquement de proposer une synthèse des temps forts qui jalonnèrent l’histoire de cette Escadre. Pour obtenir une information totale et complète à ce sujet, nous recommandons vivement la lecture du livre de Jean-Yves Lorant et Richard Goyat « Bataille dans le ciel d’Allemagne » - Ed. Docavia.


   
           
   
   
           
   

Campagne JG300 Historique

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