Formation: Bf109E4 jaune 4 (leader: Hammel, n°2:Galland, n°3:Crow)
Autres formations:
Bf109E4/B (Tempest, Spit, Wolf, Fowly, Born, Jo, Edwald)
Bf110C4/B (Touch, Rot, 2IA)
Ju87B (IA)
Map: Norway
Météo: claire, petits nuages épars
NAV': encore des frayeurs au décollage: cette fois c'est un avion (un IA apparemment) qui se vautre au milieu de la piste; Crow l'évite de justesse; je me décale sur la gauche, serrant les fesses car sur ces pistes en plaques de tôle, le moindre écart hors piste et la rupture de train est assurée...
Ouf on est tous en vol. On regroupe, on prend un cap 310. On passe au dessus d'une poche de résistance norvégienne qui nous allume au gros calibre; on fait un écart, puis on revient au cap initial et on arrive enfin sur Bergen. Là, à nouveau tirs nourris de DCA. On bat des ailes, on sépare les 2 paires pour disperser les tirs, et on orbite un peu large pour éviter la DCA.
Les 110 annoncent que 2 DCA sont HS, ouf, çà va aller mieux. Merci les gars.
ENGAGEMENT:
Enfin, des contacts arrivent légèrement en-dessous. Il y a apparemment des Hurries qu'on croise. Hammel et Galland descendent, Crow et moi on reste en couverture haute entre 4 et 5000. On peine un peu à rester ensemble, Crow regroupe sur moi, je prends le lead et plonge sur 2 contacts au sud de Bergen. Là va commencer un jeu assez drôle: un combat se déroule dans un gros nuage. Je vois des avions en entrer et en sortir, se poursuivant et s'échappant mutuellement. Je croise 2 110 dont un qui laisse une trainée blanche, et remonte, je ne parviens pas à engager ce diable en Hurry; c'est certainement l'as de la RAF Harry Flower, le Wing Co du 615 en personne qui vient nous narguer et se joue de nous.
On ré-étage nos paires pour couvrir différentes altitude car des contacts arrivent de partout. J'aperçois 2 formes gris clair: des F2A de la FAA. Je fonce dessus et en abats un qui éclate. Puis on regroupe une nouvelle fois sur Bergen.
Cette fois c'est moi qui couvre Crow, je surveille les parages et soudain j'aperçois un avion dans ses 6 qui ouvre le feu; j'annonce que j'arrive en dégagement, c'est un 109!!! je me dis: mais qu'est ce qu'il fout?? je tire quelques rafales de mitrailleuse d'intimidation, il reste dans les parages, il doit être sur un autre canal ou peut-être radio en panne.
Galland est relativement bas et annonce qu'il est pris en chasse. Hélas il est rapidement touché au moteur et doit s'ejecter.
Dans la radio, les autres annoncent qu'il faut attendre l'arrivée des Ju52; la patrouille s'éternise et je n'aime pas çà...
Le leader du F2A que j'ai abattu nous tourne autour, il m'énerve. Je me rapproche de lui et commence à tirer; Hammel m'ordonne de le laisser, on doit garder des munitions mais j'insiste, nous ne sommes pas en sécurité ici, et je finis par me retrouver winchester canon...
Je regroupe alors sur Hammel et Crow, on s'éloigne vers le nord pour refaire de l'alti et revenir encore sur zone. Mon moteur chauffe, je suis nerveux, je demande à Crow de vérifier mon avion mais tout a l'air OK.
Enfin, Ed (il me semble), qui est chef de dispo, nous annonce que les Ju52 ont largué et qu'on peut rentrer. Ouf je suis soulagé.
RTB/PERTES:
On met le cap inverse vers cette base improvisée, évitant à nouveau la DCA dans la poche de résistance. On arrive sur la piste, je me pose en premier; la faute à un pilotage trop nerveux qui m'a fait consommer et chauffer, une erreur que je fais assez souvent avec les premières versions du 109. Nous ramenons 3 avions sur 4, les 110 sont amochés mais rentrent, et je ne sais pas comment s'en sont sortis les E4/B.
Au retour, j'apprends que Tempest a descendu un zinc; avec les copains, on faisait le décompte et c'est sa 100° victoire homologuée depuis son entrée au III/JG26, on a prévu de fêter çà. Ed et moi avons fait préparer par les mécanos une belle décoration avec une couronne de lauriers qui entoure le chiffre 100 surmontant la croix de chevalier sur le gouvernail d'un de ses avions, et toute l'escadrille sabre le champagne à la base pour fêter çà. Nous sommes tous fiers de compter parmi nous un pilote d'une telle classe, toujours bon camarade (même s'il nous casse les pieds régulièrement avec ses rappels à l'ordre à la radio...)
Cette petite cérémonie symbolise la motivation d'une escadrille plus forte qu'elle ne l'a jamais été et en constant progrès, prête à affonter les Alliés sur tous les fronts.
Tout çà finit en beuverie et en chants grivois, d'autant plus qu'on a quelques petites soubrettes norvégiennes plus celles que j'ai ramené d'Italie...
Oui, la vie de pilote de combat est intense. Le stress et la mort sont omniprésents en mission, donc les débordements au sol sont monnaie courante et plus que tolérés...
CONCLUSION:
Difficile de savoir à chaud si nous avons remporté ce premier volet de la campagne. Le suspense est intense, il faut reconnaitre que la campagne est tellement indécise que ça lui donne beaucoup d'intérêt.
Ofw. Tanzer
avec la collaboration du Hpt. Tempest